Journée de mobilisations sociales contre l’austérité -1er mai 2015

En ce 1er mai, Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, nous vivons une journée de mobilisations contre l’austérité qui est sans précédent. La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition Main rouge), composée de 100 groupes sociaux de différents secteurs, a appelé à une journée de grèves, d’actions, de mobilisations sociales et de perturbations économiques et nous y répondons en grand nombre.

Aujourd’hui,  des groupes communautaires, organisations syndicales et des associations étudiantes suspendent leurs activités régulières pour participer à différentes mobilisations et tenir des activités d’information sur l’austérité. Autant d‘organismes communautaires qui ferment leurs portes pour une journée complète, c’est du jamais vu ! Les groupes n’en peuvent tout simplement plus des choix gouvernementaux qui augmentent la détresse humaine et les besoins des personnes les plus démunies, menant à une surcharge de travail dans un milieu déjà sous-financé.

 En Haute-Yamaska, plusieurs actions ont été confirmées (voir annexe) pour dénoncer les politiques d’austérité et revendiquer l’adoption de mesures fiscales plus justes qui permettraient de financer adéquatement les services publics et les programmes sociaux. La marche funèbre d’aujourd’hui est un geste symbolique pour démontrer aux décideurs en place que nous ne sommes pas dupes et que nous savons qu’il y a beaucoup d’autres solutions. L’enterrement du filet social illustre que le gouvernement se délaisse de ces responsabilités. Nous n’acceptons pas de perdre tout ce que nous avons bâti au cours des années, et nous le disons par ce geste rassembleur.

Une mobilisation contre la destruction du filet social

Pour nous, la poursuite des mesures d’austérité contenues dans le budget 2015-2016 est un affront et elle nécessite une levée de boucliers de la population du Québec. Les groupes communautaires, les travailleurs et les travailleuses des services publics, les groupes de femmes, les familles, les étudiants et les étudiantes, les personnes en situation de pauvreté, les gens vivant en région constatent tous les jours les conséquences des coupes dans les organismes, dans les services publics et dans les programmes sociaux ainsi que celles des hausses de tarifs des dernières années.

En plus de freiner la réalisation des droits humains fondamentaux, les choix du gouvernement en place augmentent les inégalités sociales, nuisent à l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes et à la protection de l’environnement. La forte limitation de la croissance des dépenses des programmes du dernier budget, notamment en éducation et en santé et services sociaux, aura un impact dramatique ; d’autant plus, qu’elle s’ajoute aux compressions imposées aux ministères et organismes par le précédent budget. Les choix du gouvernement ouvrent toute grande la porte à la privatisation de nos programmes sociaux et de nos services publics. Le changement de l’orientation gouvernementale dans les politiques d’aide au logement et les réorganisations en santé et dans les services sociaux en sont de bons exemples.

Nous pouvons faire autrement !

Les choix du gouvernement sont idéologiques beaucoup plus qu’économiques. Aujourd’hui, partout au Québec, on se mobilise aussi pour l’adoption de solutions fiscales justes qui permettraient à l’État québécois de renflouer ses coffres à raison de plusieurs milliards $ par an, afin de réinvestir de manière significative dans les programmes sociaux et les services publics. Par exemple : augmenter le taux d’imposition des grandes entreprises qui n’a cessé de diminuer dans les dernières années, réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques, augmenter le nombre de paliers d’imposition des particuliers afin d’aller chercher davantage de revenus chez les plus riches et instaurer un meilleur contrôle du coût des médicaments. Voilà des solutions qui ne touchent pas seulement les plus démunis et la classe moyenne.