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Définitions

Définitions

2.1 Corporation de développement communautaire

Une Corporation de développement communautaire est un regroupement d’organisations communautaires, qui oeuvrent dans divers champs d’activités sur un territoire donné et dont la mission est d’assurer la participation active du mouvement populaire et communautaire au développement socio-économique de son milieu.

2.2 Organisme communautaire autonome

(Caractéristiques adoptées par le Comité aviseur provisoire du S.A.C.A. [Secrétariat à l’action communautaire autonome] suite à la rencontre nationale des organismes communautaires, les 14 et 15 novembre 1996)

Nature du mouvement communautaire autonome

Les organismes d’action communautaire autonome se définissent dans leur variété comme constituants d’un mouvement social autonome d’intérêt public engagé :

a) dans les actions et les luttes quotidiennes contre la pauvreté et l’appauvrissement, la discrimination, l’oppression, et pour la justice sociale et l’égalité, ainsi que pour l’amélioration du tissu social et de la qualité de vie ;

b) dans les actions et les luttes sociales et politiques visant la transformation sociale, le développement durable et la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes ;

c) dans la création d’espaces démocratiques (démocratisation de nos lieux d’existence et des lieux de pouvoir) et la revitalisation constante de la société civile.

En ce sens, ils reconnaissent que l’individu et les collectivités doivent pouvoir s’approprier l’identification des situations problématiques, la recherche et l’application de solutions concrètes et adaptées, démarche qui se doit d’être liée à une responsabilité collective.

Principes relatifs aux organismes du mouvement communautaire autonome

La volonté de faire advenir une société plus juste, plus démocratique, plus humaine, ouverte sur le monde et sur sa diversité, ici et ailleurs, exempte de pauvreté et de toutes formes de discrimination.

Une vision globale du bien-être des personnes et de la société qui permet d’intervenir sur les conditions de vie. Cette vision globale tient à une définition des problèmes sociaux qui met de l’avant que le contexte économique, politique, social, culturel et environnemental dans lequel vivent (ou ont vécu) les personnes constitue un des déterminants majeurs de leur bien-être et influe sur leur capacité à exercer du pouvoir sur leur vie. Donc, les organismes du mouvement communautaire autonome poursuivent des objectifs de transformation sociale ayant pour but l’amélioration des conditions de vie des personnes, un meilleur partage des pouvoirs, des moyens, des ressources et de la richesse, en menant notamment des actions à l’égard de la pauvreté, de l’isolement, des oppressions, de l’homophobie, de l’inégalité entre les hommes et les femmes, et en faveur de la reconnaissance de la différence, du rapprochement interculturel et de la solidarité internationale.

Les organismes considèrent les problèmes spécifiques à l’intérieur d’une approche globale où l’on tient compte de toute la personne et de son environnement.

Les organismes favorisent la prise en charge par les personnes et les groupes dans la résolution de leurs difficultés et la modification de leurs conditions de vie. Cette action nécessite l’autonomie des groupes ainsi que des individus, mais ne saurait en aucun cas, nier la responsabilité de l’État.

Les organismes ont développé une expertise de pratiques novatrices adaptées aux besoins qu’ils ont identifiés. Cette capacité à innover leur permet de suivre l’évolution des besoins et de s’y adapter.

Les organismes naissent de l’identification d’un besoin par une communauté dans un milieu donné. Ils sont créés à l’initiative de personnes membres de cette communauté. Ils y sont profondément impliqués, ont le soutien de leur communauté et de ce fait, peuvent susciter la mobilisation de personnes de la communauté pour créer des lieux d’appartenance, bâtir des réseaux d’entraide, d’appui et de défense des droits.

Les organismes mettent de l’avant une conception égalitaire des rapports entre les personnes engagées de quelque façon dans la vie de l’organisme.

Mode de fonctionnement

Les organismes favorisent des formes diversifiées de vie démocratique. Ce contrôle par les participantes et participants, de même que la responsabilisation collective des membres et la participation active du personnel constituent pour eux des objectifs majeurs.

Cette vie associative implique que les organismes y consacrent temps, énergie et ressources pour accomplir leur mission.

Les organismes ont également le souci d’assurer aux personnes impliquées, rémunérées ou non, des conditions décentes dans l’exercice de leurs fonctions.

Les organismes ont des instances démocratiques qui se rencontrent périodiquement et qui assurent un contrôle véritable des membres sur la vie de l’organisme.

Les personnes qui fréquentent les organismes viennent librement : elles participent à une démarche sur une base volontaire, dans le respect de leurs droits et de leurs besoins.

Reconnaissance d’une identité propre

Les organismes d’action communautaire autonome doivent être définis à partir de leur volonté propre d’agir, de leurs objectifs et de leurs priorités.

À travers leurs différentes activités, les organismes sont des agents de transformation et de développement social et culturel, que ce soit dans la prestation de services alternatifs, dans la défense de droits, dans la promotion de la santé et du bien-être de la population ou dans les pratiques de conscientisation.

Autonomie

Chaque organisme détermine librement ses règles et ses normes de régie interne.

Cette autonomie d’action est conforme à la mission, aux orientations et aux objectifs que l’organisme se donne en regard des besoins identifiés par le milieu.

Les organismes ne sont pas des exécutants des mandats reçus par l’État, ni de l’entreprise privée ou de tout autre bailleur de fonds. La société perdrait un élément essentiel de sa vitalité si l’État, l’entreprise privée ou tout autre bailleur de fonds orientait, récupérait ou utilisait à ses fins les organismes sous prétexte de rationalité et de complémentarité.

Les organismes évaluent eux-mêmes leur mission et leurs orientations et s’assurent périodiquement de la cohérence entre celles-ci et leurs pratiques.

Financement de base

Aux fins de la politique gouvernementale de reconnaissance et de financement de l’action communautaire autonome, le financement de base des organismes des différents secteurs d’action communautaire autonome réfère aux considérations suivantes :

Un financement public de base stable, adéquat, récurrent et minimalement triennal constitue pour les organismes une reconnaissance de leur apport spécifique à la société.

L’État se doit de respecter leur autonomie et de les soutenir dans leur action de façon à assurer une plus grande qualité du tissu social.

L’autonomie dans la gestion financière représente une condition essentielle à la mise en oeuvre et à la réalisation des orientations des organismes.

Base d’unité
Valeurs
Buts